LUMINAIRES DISDEROT 2018

DISDEROT

LUMINAIRES DE COLLECTION

Disderot perpétue aujourd’hui l’esprit intemporel de la création française des années 50 à 70 avec cette collection fabriquée en France, dans le respect de la tradition et de la qualité. Elle réunit appliques murales, lampadaires, plafonniers et lampes de bureau. Cette collection refait vivre les créations des Ateliers Pierre Disderot.

DISDEROT 2017

Quand l’entreprise de luminaires Soka achète les Ateliers Pierre Disderot en 1984 pour devenir Soka Disderot, c’est dans l’idée de perpétuer l’˙uvre d’un des plus grands éditeurs de luminaires français. Aujourd’hui, ses dirigeants actuels, fidèles aux valeurs fondatrices, rééditent certains modèles mythiques conformes aux originaux, identiques dans les moindres détails sous la marque Disderot.

Disderot perpétue aujourd’hui l’esprit intemporel de la création française des années 50 à 70 avec cette collection fabriquée en France, dans le respect de la tradition et de la qualité. Elle réunit appliques murales, lampadaires, plafonniers et lampes de bureau. Chaque modèle édité est numéroté et accompagné d’un certificat d’authenticité.

Cette collection des plus grands designers français des années 50 à 70 refait vivre les créations des Ateliers Pierre Disderot dans le respect des ˙uvres originales et du savoir-faire artisanal.

LES ATELIERS PIERRE DISDEROT

CRÉATIONS FRANÇAISES
DE LUMINAIRES DES ANNÉES 50 À 70

Pierre Disderot est né à Paris en 1920 de parents d'origine italienne et fait des études d'ingénieur en électricité à l'école Breguet. Mais sa grande sensibilité à l'architecture l'oriente vers les architectes et leurs luminaires. Il adhère au Groupe Espace fondé en 1951 par André Bloc, le directeur de la revue L'Architecture d'aujourd'hui.

PIERRE DISDEROT

Il ouvre son premier atelier à Cachan en 1948 et ses toutes premières réalisations sont empreintes du classicisme moderne typique des bronziers de la fin des années 40 mais s’accordent mal à son esprit progressiste.
C’est sa rencontre avec l’un des maîtres de la modernité de cette époque, Marcel Gascoin et sa jeune équipe de l’ARHEC (Aménagement rationnel de l’habitation et des collectivités) dont Michel Mortier et Pierre Guariche qui est à l’origine du tournant radical. De cette collaboration naissent des modèles reconnus aujourd’hui comme les plus grandes réussites des années 50.
Son partenariat avec les membres de l’ARP (Atelier de Recherche Plastique), Pierre Guariche, Joseph-André Motte, Michel Mortier mais aussi Alain Richard donne naissance à une multitude de modèles qui réinventent l’éclairage de la maison. La technique du métal se plie à leur vision esthétique elle-même au service d’une exigence fonctionnelle.
L’une de ses forces est d’avoir su comprendre la nouveauté et l’intérêt de la modernité des propositions de ces jeunes créateurs car il est lui-même un excellent concepteur de modèles. Toute sa vie, il dessinera des appareils d’éclairage qui n’auront rien à envier à ceux de ses équipes. Nombre de ses luminaires, au même titre que ceux de Guariche, de Motte, de Richard et de Mortier figurent dans les plus beaux musées et déchaînent l’enthousiasme des collectionneurs.
Pierre Disderot adhère au projet de regrouper les éditeurs de mobilier, de sièges, de luminaires qui partagent cette même conception de la modernité et leur publicité commune fait figure de manifeste. Ce sont, par exemple, les magnifiques boutiques de Charles Minvielle architecturées et mises en scène par Dirk Jan Rol.
L’activité des ateliers est un grand succès et Pierre Disderot s’adjoint la collaboration de Pierre Paulin, de Jacques Dumont, de René-Jean Caillette, puis dans les années 60 d’Etienne Fermigier, de Roger Fatus, d’Olivier Mourgue et ensuite de François Arnal.


Pierre Disderot- Salon du meuble, 1966

Au-delà de cette édition de modèles, les ateliers Disderot répondent à de nombreuses commandes sur mesure de décorateurs ou d’architectes et remportent de prestigieuses commandes privées et publiques comme le paquebot France, l’aéroport d’Orly, l’UNESCO ou la Maison de la radio.
Si les ateliers comptent jusqu’à 80 personnes, la vente demeure artisanale et la plupart des commandes se prennent au Salon des arts ménagers. En 1967-68, l’usine s’agrandit et s’installe à Choisy-le-Roi, les locaux sont grands, subtilement aménagés par Alain Richard qui a été aussi le créateur de la charte graphique et des catalogues Disderot.
Toujours en recherche de la pointe de la modernité, Pierre Disderot achète des licences de produits nouveaux comme ce fil d’acétate collé par un goutte à goutte d’acétone sur un moule en bois qui donne naissance à la marque Rotaflex sous la direction de son frère Jean Disderot. Pierre Guariche, Joseph-André Motte, Michel Mortier et bien sur l’ARP s’en emparent et produisent quelques-uns des plus beaux modèles dans ce matériau réputé moderne, lumineux, incassable, facile à nettoyer et dont la lumière est tellement chaleureuse. Les plus simples de ces modèles grand public ont été produits en grandes séries car ils n’étaient pas chers.

Pierre Disderot cède ses ateliers en 1984 et se consacre à l’enseignement et à des activités syndicales. Il décède en 1991.